Mgr Philippe Labelle

Né à Rosemère le 25 janvier 1895, Mgr Labelle est le seul prêtre térésien à devenir curé de sa paroisse natale. Son père, Adélard Labelle, marié en premières noces à Corinne Meunier et en deuxièmes noces à Adèle Labelle (1894), considéré comme le créateur de Rosemère, y est successivement cultivateur, entrepreneur, promoteur des Jardins Labelle, chef de gare, marchand, maître de poste, maire de la Paroisse de Sainte-Thérèse de 1919 à 1925, et ses démarches soutenues conduisent à l’érection de la chapelle Sainte-Anne, devenue l’église de la paroisse Sainte-Françoise-Cabrini, à l’été de 1936.

Mgr Labelle fait ses études classiques à Sainte-Thérèse, est ordonné prêtre le 14 juin 1919 et nommé professeur au séminaire. Étudiant à l’Université de Montréal de 1921 à 1923, il y obtient sa licence ès-lettres ; puis en 1926 et 1927, il étudie à l’Angelicum de Rome qui lui remet une licence en philosophie.

De 1919 à 1946, soit pendant 27 ans, il est au séminaire, professeur, préfet des études et vice-supérieur. Pendant ces longues années, il faut du ministère dominical dans de nombreuses paroisses, et pour un certain temps est desservant de la chapelle de Bouchard.

Curé de Sainte-Dorothée de 1946 à 1950, il est pour quelques mois en 1950 curé de Notre-Dame des Victoires à Montréal. En octobre 1950, Mgr Paul-Émile Léger, depuis le printemps archevêque de Montréal, l’appelle à la cure de Saint-Jérôme comme successeur d’un Térésien de marque et d’un grand historien, l’abbé Émile Dubois.

En 1951, le diocèse de Saint-Jérôme est créé. Mgr Émilien Frenette, qui en est le premier titulaire, nomme Mgr Labelle curé de la cathédrale et vicaire général. Trois ans durant, Mgr Labelle est le collaborateur immédiat du nouvel évêque, dont il partage les responsabilités ; il le représente souvent, dans de nombreuses fêtes religieuses, paroissiale et civiles. Il se crée comme curé de Saint-Jérôme un prestige indéniable.

En janvier 1954, Mgr Labelle est nommé curé de Sainte-Thérèse. Lui succède à Saint-Jérôme, Mgr Laurent Presseault, supérieur du Séminaire de Sainte-Thérèse depuis 1951, et l’abbé Pierre Décary fait la relève. Deux événements majeurs marquent le premier semestre de son mandat à Sainte-Thérèse. Son premier vicaire, l’abbé Paul-Émile Boivin, est nommé en avril 1954 curé de la nouvelle paroisse de Notre-Dame de Fatima, dans le Haut de la Grande Côte. Puis du 24 au 27 juin a lieu le congrès eucharistique et marial de la zone pastorale de Sainte-Thérèse. Cet événement religieux continue le congrès eucharistique de 1913.

Mgr Frenette a décidé dès 1952 la tenue de quatre congrès du genre en autant d’années : Sainte-Adèle (1953), Sainte-Thérèse (1954), Lachute (1955) et Saint-Jérôme (1956).

Puis le 21 décembre 1954, Mgr Philippe Labelle est élevé aux fonctions de protonotaire apostolique. Mgr Labelle participe en février 1955 à la création de la Fédération des Œuvres de Charité à Sainte-Thérèse, dont le premier président est Benoît Charbonneau.

En juin 1958, on procède au peinturage du clocher et du toit de l’église, laquelle est dotée de gicleurs automatiques, et c’est l’année où Mgr Labelle sent la fatigue l’envahir ; il se retire au séminaire de Sainte-Thérèse.

En 1963, il se retire au cénacle de la Fraternité Sacerdotale à Pointe-du-Lac. Il décède et ses funérailles ont lieu le 6 juin 1964.

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