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Cest en
1816 quarrive à Sainte-Thérèse, à
lâge de 30 ans, labbé Charles-Joseph
Ducharme. Curé pendant 33 ans, il est un créateur,
un bâtisseur.
Né à
Lachine le 10 janvier 1786 et fils du capitaine de milice Dominique
Ducharme et de Marguerite Charlebois, il fait ses études
au collège de Montréal où il est un brillant
élève, et fait sa théologie au séminaire
de Québec. Ordonné en octobre 1814, il est deux
ans vicaire à Saint-Laurent, près de Montréal,
avant dêtre nommé curé de Sainte-Thérèse.
Il achève
léglise, et pour une grande partie, il bâtit
à ses frais le presbytère. En 1830, léglise
est dotée dun orgue. Labbé Ducharme
lutte contre les écoles protestantes de lInstitution
Royale de 1816 à 1825 dont les maîtres sont payés
par le gouvernement, et qui attirent un certain nombre de catholiques
désireux de sinstruite.
En 1817, il aménage
une maison qui sert décole ; il paie les professeurs
à laide de dons reçus de sa famille et dailleurs.
Il enseigne lui-même. Il ouvre une école dans son
presbytère en 1825 ; cest le berceau du séminaire.
Lécole latine déborde. On y vient de tous
les environs. Le presbytère ne peut plus suffire, et M.
Ducharme ouvre un nouveau pavillon nommé le collège
Jaune, lui-même bientôt insuffisant. Il réclame
une école pour filles qui est bénit le 9 mars 1847
avec les Dames de la Congrégation.
En 1832, il fait
ériger des croix dans les rangs et va les bénir.
Même sur le plan économique, M. Ducharme joue un
rôle de taille. Il sintéresse à la petite
industrie : moulins à farine et moulins à scie.
La paroisse
de Sainte-Thérèse érigée canoniquement
en 1825, lest civilement en 1836. Les troubles de 1837 laffligent
profondément. Il conseille à ses paroissiens à
la fois prudence et calme. On lécoute. Ses attitudes
sauvent même plusieurs fermes de la destruction, dans la
Grande Côte particulièrement.
En 1838, il
préside à la naissance de la paroisse de Saint-Augustin,
et la dessert de septembre 1838 à septembre 1839.
En 1845, il voit
à la création de la paroisse de Saint-Janvier dont
il est le desservant en 1846. Épuisé, et atteint
dune violente attaque de paralysie, il remet en 1849 sa
démission à Mgr Bourget. Il est remplacé
comme curé de Sainte-Thérèse et supérieur
du collège, par Joseph Duquet, qui a fait partie du premier
groupe de ses élèves en 1825.
En 1852, alors
quil séjourne à Ottawa, il est terrassé
par une seconde et violente attaque de paralysie. Ramené
en hâte au séminaire de Sainte-Thérèse
le 25 mars 1853, le vendredi saint, il expire dans les bras de
son successeur et ami, joseph Duquet, à lâge
de 67 ans. Ses restes déposés dans le caveau de
léglise paroissiale, seront en 1885 placés
dans lOratoire Saint-Joseph, cette petite chapelle de style
gothique qui occupe les pelouses du séminaire.
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