Jean Roux

Fils du Français Georges Roux, de Saint-Cassin en Savoie, et de Marie Barrière, Jean Roux est né le 6 février 1855.Il arrive par diligence à Sainte-Thérèse en 1872. Il travaille dans l’atelier de menuiserie de Léon Cyr, puis l’année suivante chez le carrossier Jean Dion jusqu’en 1880, s’étant marié quatre ans auparavant à Marguerite Filion.

Il achète la petite usine à bois de Francis Gratton, sur la rue Saint-Joseph, modernise la machinerie et y installe un engin-vapeur. En 1885, il achète un grand terrain de Calais Dubois et fabrique des voitures d’hiver et d’été.

S’inspirant du pionnier Craig en électricité à Montréal, Jean Roux achète un engin-vapeur et une dynamo produisant 15 kilowatts d’électricité, ce qui lui donne deux contrats, en plus de donner naissance à l’industrie du piano à Sainte-Thérèse.

En multipliant la puissance de sa dynamo, il agrandit son usine de carrossiers en y ajoutant une scierie, un enclos à bois et une beurrerie entre 1888 et 1904. Il obtient une clause d’exclusivité d’électricité avec le village de Sainte-Thérèse le 11 août 1906, puis vend son réseau à la compagnie Laval Électric deux mois plus tard; mais un incendie dévastateur anéantit 35 années de labeur le 12 mars 1907.

Il rebâtit une grande manufacture de trois étages, avec les $10,000 retirés des assurances et de gros emprunts, mais l’endettement est énorme et il doit céder ses parts aux principaux créanciers, l’usine de pianos Senécal et Quidoz.

Après un certain temps, il quitte Sainte-Thérèse pour ne plus jamais y revenir, travaillant à Montréal comme contremaître en charge de la réparation des voitures. Il décède le 13 janvier 1926, à l’âge de 70 ans.

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