Joseph Senécal et Georges Quidoz

     

Ce n’est pas un hasard que les monuments des familles Senécal et Quidoz sur les terrains 241 et 242 dans le cimetière de Sainte-Thérèse sont situés côte à côte près de la 11e station de chemin de la croix.

Ces deux familles sont liées de près puisqu’elles sont à l’origine de la manufacture de pianos Senécal et Quidoz sur la rue Roux, fondée en 1901.

L’histoire débute par l’arrivée de Joseph Senécal à Sainte-Thérèse, à l’âge de 13 ans, les Senécal étant une famille de cordonniers du " faubourg à mélasse " de la rue Saint-André à Montréal. Issu d’une famille de 13 enfants, Joseph Senécal aimait déjà jouer du piano par oreille et se fit embaucher dans l’usine de pianos Thomas Foisy qui venait de démarrer sur la rue Turgeon.

Il travaillait le soir pour parfaire ses connaissances auprès de quatre Allemands engagés par Foisy, mais ce dernier faisait faillite quelques années plus tard, alors que Senécal possédait tous les rudiments du métier accumulés avec les années.

En 1900, Joseph Senécal rencontre Georges Quidoz auquel il s’associe pour opérer l’usine de piano Senécal et Quidoz sur la rue Roux (emplacement actuel du C.L.S.C.) qui demeura en opération jusqu’en 1938.

Georges Quidoz était alors chauffeur de bouilloire de l’usine de Jean Roux dont la vapeur servait à actionner une turbine qui, au moyen d’un dynamo, éclairait 5 à 6 lumières électriques au coin des rues Blainville et Turgeon;
c’étaient les débuts de l’électricité à Sainte-Thérèse.

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