Un nom pour
les paroisses regroupées
de Sacré-Cur et de Ste-Thérèse
À sa réunion du mardi soir 9 mars 2004, la Société dhistoire des Mille-Îles a adopté la résolution suivante qui propose le nom de " paroisse Sainte-Thérèse dAvila " pour les deux paroisses regroupées de Sacré-Cur et de Sainte-Thérèse dAvila, à Sainte-Thérèse :
ATTENDU QUE la seigneuresse Thérèse
de Blainville qui habitait le Manoir de Blainville sur le Chemin de la Grande-Côte
exprima la première en 1768 à l'Évêque de Québec,
le désir de ses censitaires d'obtenir une église dans la partie
est du territoire de la seigneurie des Milles Iles.
ATTENDU QUE lors de la demande officielle de la paroisse en 1785 et de
la venue du premier curé, il paraît tout naturel à l'Évêque
de Québec, par déférence pour la châtelaine qui allait
recevoir les honneurs d'usage dans l'église, de donner à la nouvelle
paroisse le nom de Ste-Thérèse.
ATTENDU QUE l'acte de bénédiction de l'Église de
Ste-Thérèse en 1789, conservé au registre des baptêmes,
mariages et sépultures de la paroisse de St-Eustache, établit
clairement le nom de cette paroisse en ces termes :
"le quinze octobre mille sept cent quatre-vingt-neuf par nous prêtre
curé de St-Eustache soussigné, sur les pouvoirs à nous
accordés par Monseigneur de Québec, et en conséquence de
l'agrément de son grand vicaire Messire Brassier, supérieure du
Séminaire de St-Sulpice, donné aux habitants de Blainville de
se nommer une patronne a été bénit sur le titre de Ste-Thérèse,
le presbytère, donnant lieu d'église aux habitants de ladite seigneurie
et ce, en présence de messire Galet, curé de Ste-Rose, Lemer,
curé de St-Martin, de dame Thérèse Céloron de Blainville
de la Marque, d'Ecuier sieur, Louis-Hugues Hertel de Chambly, des sieurs André
Lemer, Pierre-Guillaume Péant, Charles Grésingher, Joseph Lacroix
et dame Pélagie Ponsi son épouse qui tous ont signé avec
nous. (Lemer, ptre, Pégalet, ptre, Hertel de Chambly, Blainville Lamarque,
Preglme Péant, André Lemer, Charles Grésingher, J. Lacroix,
P.P. Lacroix, Perreault ptre".
ATTENDU QUE la paroisse canonique de Ste-Thérèse est placée
sur le vocable de Ste-Th&eacutå;rèse d'Avila dont c'est la fête
liturgique le jour de la bénédiction de l'église de Ste-Thérèse
le 15 octobre 1789.
ATTENDU QUE dans le cadre des regroupements de plusieurs paroisses dans
le diocèse de St-Jérôme, les noms de St-Eustache et de Saint-Jérôme
ont été conservés.
ATTENDU QUE le nom de Ste-Thérèse a été retenu
à la fois pour le village et par pour la suite la ville de Ste-Thérèse
ainsi que pour la municipalité de la paroisse.
ATTENDU QUE le Collège classique fondé en 1825 par le curé
de Ste-Thérèse Charles-Joseph Ducharme portait le nom de Ste-Thérèse.
ATTENDU QU' en raison de la renommée du séminaire de Ste-Thérèse,
le nom de Ste-Thérèse a été connu non seulement
dans tout le Québec mais à l'échelle du Canada.
ATTENDU QUE la paroisse du Sacré-Cur appelée à
être regroupée avec la paroisse de Ste-Thérèse, faisait
parti de la paroisse Ste-Thérèse d'Avila jusqu'à son érection
canonique.
ATTENDU QU'il n'y a aucun argument valable qui puisse tenir en faveur
de la disparition du nom de Ste-Thérèse.
ATTENDU QUE faire disparaître ce nom historique constituerait un
mépris pour l'histoire.
ATTENDU QUE lors de son congrès annuel tenu à la Malbaie
les 6, 7 et 8 juin 2003, la Fédération des Sociétés
d'histoire du Québec qui regroupe plus de cent trente Sociétés
historiques locales a adopté une résolution demandant aux Évêques
du Québec que dans le cas de regroupement de paroisses catholiques, le
nom de la paroisse la plus ancienne prévale.
Il est proposé par Luc Dubois, appuyé
unanimement que la Société d'histoire des Mille-Iles prie instamment
l'Évêque du diocèse de Saint-Jérôme et les
administrateurs de la paroisse Ste-Thérèse d'Avila et de la paroisse
du Sacré-Cur de donner à la paroisse regroupant celles-ci
le nom de Ste-Thérèse d'Avila.