PATRIMOINE FUNÉRAIRE
de Sainte-Thérèse
La Fédération
des sociétés dhistoire du Québec rappelle que "
les cimetières paroissiaux forment une partie importante du patrimoine
funéraire québécois. Par contre, le paysage de ces lieux
change rapidement : vols duvres dart, vandalisme, perturbations
climatiques, nouvelles règles de gestion et daménagement
et manque de planification pour leur entretien
Tous ces éléments
contribuent à mettre en péril la mémoire de nos cimetières.
Heureusement, ces dernières années, des initiatives émanent
du milieu pour contrer la détérioration des cimetières
et pour faire connaître leur histoire ".
Aussi, la Société d’histoire et de généalogie des Mille-Îles met en relief les éléments de notre patrimoine funéraire qui méritent une surveillance particulière de la part de tous nos concitoyens, à savoir :
- La chapelle et son autel surmonté
dun calvaire, les 14 stations du chemin de la croix, et vingt monuments
anciens du cimetière régional catholique de la rue Coursol,
à Sainte-Thérèse.
-
La dizaine danciens
monuments du cimetière protestant sur la rue Saint-Charles, à
Sainte-Thérèse.
Voici lhistoire de ces deux cimetières :
Le cimetière de Sainte-Thérèse.
Après lincendie de léglise de Sainte-Thérèse
au matin du 6 janvier 1885, les gens du temps ont décidé dimplanter
le cimetière catholique là où il se trouve maintenant,
à lextrémité de la rue Coursol (connue à
lépoque sous le nom de rue du Cimetière). Cest
notre 3e cimetière. En date du 10 mai 1885, une assemblée
des anciens et des nouveaux marguilliers, présidée par le
curé Léon-Augustin Charlebois, décide dacquérir
pour fins de cimetière, une partie de la terre de Jérémie
Deschambault, appelée par les anciens le " Coteau de Jérémie
".
La chapelle du cimetière

La chapelle actuelle a été ouverte au culte le 22 septembre
1886, grâce à la générosité des paroissiens
suivants : Michel Viau et son épouse Esther Groulx, Alexis Viau et
son épouse Marie-Louise Groulx, Olivier Groulx et son épouse
Anastasie Pellerin, Joseph Dutrisac et son épouse Christine Gagnon,
dame veuve Charles Thibault, dame veuve Antoine Marsan, Honoré Brisebois
et son épouse Marguerite Desjardins, Pierre Dion, François-Xavier
Dion, Marguerite Dion, Mathilde Dion (épouse de Georges Graton).
Au début, le clocher de la chapelle imitait les clochetons de léglise;
il fut modifié en 1970 parce quil nécessitait trop de
réparations.
Lautel de la chapelle
Lautel de la chapelle, adossé au mur du fond, date de 1886.
Le calvaire qui surplombe lautel a été réalisé
grâce aux donateurs suivants : le curé J.-Arthur Vaillancourt,
MM. Antoine Beauchamp, Alfred Beauchamp, Joseph Dutrisac, Hubert Labonté,
Edmond Leclair, Lucain Martin, Damase Cloutier, Pierre Dion, Paul Jubinville,
Alphonse Cadieux, notaire Ernest Desjardins, Israël Mathieu, Aimé
Marié, Ernest Dubois, Patrick Filion, Jules Sauriol, Théophile
Paré, T. Carli, dame veuve Jos Valiquet (née Valérie
Thibault), Mlle Odile Leguerrier, dame veuve Charbonneau-Waddell, les deux
Fraternités de Saint-François, la confrérie du Rosaire,
la Congrégation de Sainte-Anne, et plusieurs particuliers.
Chemin de la croix du cimetière
Un indult de Rome autorise létablissement de la dévotion
du chemin de la croix dans le cimetière le 12 avril 1898, et le supérieur
du Séminaire de Sainte-Thérèse, labbé
Herménégilde Cousineau bénit les stations du chemin
de la croix le 28 août 1899.Celles-ci sont réalisées
grâce à la générosité des paroissiens
suivants :
1ère station : don de Pierre Desjardins;
2e station : don de Antoine Desjardins;
3e station : don de la famille Lonergan;
4e station : don de Procule Piché et de Damase Lesage;
5e station : don de Joseph, de Adélard et de Barylas Labelle;
6e station : don de Trefflé Dubois et de Ovide Chapleau;
7e station : don de François-Xavier Dion et de Gilbert Desjardins;
8e station : don de Ferdinand Hébert, Adrien Matte et Hubert Gratton;
9e station : don de Jean-Baptiste Waddell;
10e station : don de François Dion de la Côte Sud;
11e station : don de dame Toussaint Lecompte (née Marcelline Tessier);
12e station : don de dame Phélonize Dazé et de Maurice Bertrand;
13e station : don de dame Joseph Thibault et de dame Hector Leboeuf;
14e station : don de Eusèbe Paquette.
En 1982-1983, des réparations majeures sont effectuées aux
niches du chemin de la croix par Pierre Deslongchamps et sa mère.
Les croix sont refaites par Conrad Bélisle, et la firme montréalaise
Bernard Nieri repeint les 14 statues.
Vingt monuments anciens
Une vingtaine de monuments retiennent lattention par leur ancienneté
:
Jean Brunet, no 150;
Damase Cloutier, no 44;
François Desjardins, no 110-1;
Gédéon Desjardins, no 80;
Josephat Desjardins et Alphonse Constant, no 172;
Lévis Desjardins, no 336;
Moïse Desjardins, no 85;
Anselme, Calais, Jules et Nazaire Dubois, nos 218, 226 et 227;
François-Xavier Gratton, no 83;
Sévère Gratton, no 41;
Venance Jérôme, no 26;
Philippe Gravel, no 17;
Octave Labonté, no 112;
Labonté, no 124;
Cléophas Leclair, no 77;
Lecompte (ancien monument Joseph Forget), no 47;
Isaäc Limoges, no 4;
Augustin Tétreault, no 358;
Joseph Valiquette, no 15;
Jean-Baptiste Waddell, no 152.
Le cimetière protestant

Les premières inhumations dans le cimetière de lÉglise
Unie de Sainte-Thérèse remonteraient à 1838. Lhistoire
de ce cimetière est étroitement liée avec celle de
léglise protestante fondée dans les années 1815,
précédée par limmigration de nombreuses familles
écossaises et anglaises au Canada après 1759, dont on retrouve
dans les premiers registres, plusieurs noms de familles tels que Hettrick,
Buchanan, Kimpton, Gilmour, Morris, Millar, Oswald, Hamilton et Dobie.
En 1833, un comité est formé des Gilmour, Morris, Millar,
Oswald, Hamilton, Farmer et Kimpton pour acheter un site pour les besoins
du culte, et lannée suivante, soit le 4 septembre, un terrain
dun demi-arpent de large et un demi-arpent de long est acheté
de Charles Tait, de Montréal, au prix de 50 livres sterling.
Les premiers offices religieux ont lieu chez le Révérend Brompton
dont la demeure était située sur le lot voisin du temple actuel.
Puis en 1842, les offices se tiennent dans lune des résidences
de John Morris sur une petite allée maintenant connue sous le nom
de rue Saint-Lambert. Léglise sur la rue Saint-Charles est
construite en 1858 et 1859, alors que lécole protestante est
construite en 1912.
Une dizaine de monuments anciens
Situé à larrière de léglise, le
cimetière protestant naccepte plus de nouvelles inhumations
depuis une vingtaine dannées, étant rempli à
pleine capacité. Seules les familles qui ont leur lot peuvent y être
enterrées. Le cimetière compte actuellement quelque 70 monuments
dont une dizaine de monuments datent du milieu du 19e siècle.