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Mgr Edmond Lacroix, P.D., 14e curé
de Sainte-Thérèse de 1935 à 1945. Né
à Sainte-Dorothée le 30 novembre 1883, ses parents
étant Louis Lacroix et Elmire Pesant, il fait ses études
à Sainte-Thérèse et est ordonné prêtre
en 1908. Il est étudiant à Rome, vicaire à
Longueuil et à la cathédrale de Montréal,
aumônier de Marie-Réparatrice de 1914 à 1920.
On le trouve assistant-directeur des oeuvres sociales du diocèse
de Montréal de 1920 à 1922, et de 1922 à
1935 aumônier du Mont Saint-Antoine.
Il est nommé curé de Sainte-Thérèse
en 1935, et lest pour dix ans. Cest la seule cure
de sa carrière, et il lui porte une affection constamment
remarquée. Ses paroissiens la lui rendent demblée.
On admire sa brillante personnalité, son caractère
égal, sa bonté toujours en éveil, sa grande
piété.
Son oeuvre religieuse est abondante. Sous son administration,
cest le 150e anniversaire de fondation de la paroisse célébré
en 1939 avec une ampleur inoubliable, et en cette occasion un
carillon mu par lélectricité remplace dans
le clocher, remis à neuf, les cloches fanées et
épuisées de 1885.
Sous son règne, léglise paroissiale devient,
à la suite dune toilette de grande envergure, légale
des plus riches temples de la Métropole: bancs neufs, planchers
en terrazzo, sanctuaire embelli, nouvelle balustrade hautement
artistique, etc. Les abords de léglise sont améliorés;
la salle paroissiale, oeuvre de son prédécesseur
labbé Mignault, est remise en grande activité,
le cimetière est agrandi, une bibliothèque paroissiale
est fondée, des oeuvres sociales sont créées
et développées.
Sous son règne aussi, Rosemère a sa desserte. Et
aux usines Bouchard, grâce à ses instances, au milieu
du tourbillon de la production intensive des munitions, des messes
seront dites régulièrement pour les milliers demployés
qui y besognent jour et nuit.
Profondément attaché aux choses du terroir, il en
prêche lamour. Il adore la petite histoire, et historien
de renom il signe plusieurs volumes, dont lhistoire de sa
paroisse natale, Sainte-Dorothée. Le 30 janvier 1939, en
la résidence de Anatole Décarie (aujourdhui
au 30 rue Blainville est), labbé Lacroix préside
la réunion de fondation de la Société Historique
de Sainte-Thérèse-de-Blainville, qui joue un rôle
précieux dans lorientation des fêtes du 150e
anniversaire. Il en est le premier président. La Société
groupe les membres suivants: Lionel Bertrand, secrétaire;
les abbés Henri Lecompte, supérieur du Séminaire
de Sainte-Thérèse, et Philippe Labelle, professeur
à la même institution, Anatole Décarie, le
Dr Claude Lamarche, lavocat J.-Albert Pilon, les notaires
J.-L. Blanchard, Georges-E. Filiatrault, Théodule Arbour
et Roland Gadbois.
En 1943, sa santé manifeste subitement des signes de faiblesse,
il doit prendre du repos. En août 1945, il demande dêtre
relevé de ses fonctions. Mgr Edmond Lacroix fait ses adieux
à ses paroissiens le mardi 28 août 1945, dans une
église remplie à craquer.
Mgr Lacroix laisse Sainte-Thérèse en 1945 pour devenir
laumônier des Soeurs de Sainte-Anne à Saint-Jérôme.
En 1951, il est chapelain au Collège commercial de Saint-Jérôme,
et se retire en 1953 à lHôtel-Dieu de Saint-Jérôme.
Il est nommé prélat domestique par Mgr Emilien Frenette.
Mgr Lacroix décède tôt le dimanche 26 avril
1964. Il a 81 ans. Président de la Société
Historique, il a en 1942 suggéré quune rue,
dans le secteur des " Cent Maisons ", porte le nom de
Lacroix, en lhonneur de Hubert-Joseph Lacroix, seigneur
de Blainville et premier député de Terrebonne (alors
Effingham) en 1792. Or présentement cette rue rappelle
de façon beaucoup plus directe le souvenir du 14e curé
de Sainte-Thérèse.
Extraits de " Les 18 premiers curés de Sainte-Thérèse
", 1978
par Lionel Bertrand
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