Gabriel-Elzéar Taschereau

 


Cette rue est nommée en 1962, en l’honneur de l’abbé Gabriel-Elzéar Taschereau, 3e curé de Sainte-Thérèse de 1802 à 1809. La rue Taschereau prend naissance sur le boulevard des Mille-Iles ouest et rejoint la rue Latour, à Sainte-Thérèse-en-Haut.

Né à Québec le 23 octobre 1773, le futur prêtre est le fils du député de Dorchester et conseiller législatif Gabriel-Elzéar Taschereau et de sa première épouse Louise-Elisabeth Bazin. Il est élevé à la prêtrise le 28 octobre 1796. Mentionnons que le politicien Gabriel-Elzéar Taschereau est le grand-père du cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau (1820-1898--premier Canadien à porter le chapeau cardinalice) et l’arrière-grand-père de l’honorable Alexandre Taschereau, premier ministre de la province de Québec de 1920 à 1936.

L’abbé Taschereau est successivement vicaire aux Trois-Rivières (1796-1797), curé de Sainte-Croix de Lotbinière (1797-1800) et de Saint-Charles-sur-Richelieu (1800-1802) en même temps que de la desserte de Saint-Hilaire, avant d’être nommé à Sainte-Thérèse par Mgr Denault en 1802.

Les paroissiens réclament une église, et à l’instar des seigneurs la veulent près de la rivière, à la Grande Côte. Mgr Denault, comme Mgr Hubert avant lui, et comme Mgr Bourget en 1806, la veut dans les terres pour l’accommodation générale, et pour provoquer l’entente les évêques patientent. L’autorisation vient en 1805;
les paroissiens finalement y consentent et M. Taschereau joue un grand rôle de conciliation. En 1806 débutent les travaux confiés à l’entrepreneur Nicolas Morin, maître-maçon de Montréal. Le 15 octobre 1807, en la fête de Sainte-Thérèse, la nouvelle église est ouverte au culte. L’église, en pierre brute, est longue de 120 pieds, large de 44 pieds, possède deux chapelles latérales et un clocher. Le presbytère-chapelle, qui pendant 18 ans, a servi d’église, devient la résidence du curé.

Il faut aménager un nouveau cimetière. On cesse d’enterrer dans l’ancien. Le nouveau aura au moins 30 pieds de largeur de chaque côté de l’église et au moins 60 pieds en arrière de la sacristie. Le cimetière est bénit le 28 août 1809.

Le 25 juin 1808, une ordonnance épiscopale statue que les habitants qui demeurent au Pays Fin (le Saint-Janvier d’alors, ainsi désigné parce que c’est la " fin du pays " et qu’il n’y a rien au-delà) sont rattachés à l’église de Sainte-Thérèse. L’ordonnance expose clairement que le Pays Fin et Sainte-Thérèse sont maintenant reliés par une route " carrossable ", ouverte par le seigneur Lacroix. 38 ans plus tard, soit en 1846, les fidèles du Pays Fin se sépareront de Sainte-Thérèse et auront leur propre paroisse, Saint-Janvier de Blainville, dont le nom est un hommage à Janvier-Domptail Lacroix, alors seigneur de Blainville (partie ouest).

En 1809, M. Taschereau quitte Sainte-Thérèse pour la cure de Saint-Jean-Port-Joli (1809-1813), et se retire à Saint-Joseph-de-Beauce en août 1813 où il décède le 30 juillet 1822, à l’âge de 49 ans.

Extraits de " Les 18 premiers curés de Sainte-Thérèse ", 1978
par Lionel Bertrand

 

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