Laurent-Arthur Jasmin


Anciennement la 2e avenue de la Côte Cachée (boulevard Desjardins ouest), la rue Jasmin est nommée en septembre 1956, en l’honneur de l’abbé Laurent-Arthur Jasmin, 11e curé de Sainte-Thérèse de 1911 à 1920. Cette rue est située entre la rue Blanchard et la rue Charbonneau.

Laurent-Arthur Jasmin naît à Saint-Laurent le 21 juillet 1867, ses parents étant Augustin Jasmin et Malvina Groulx. Il fait ses études à Sainte-Thérèse et est ordonné à Montréal le 6 juillet 1890. Etudiant à Rome de 1890 à 1892, il obtient facilement ses titres de docteur en théologie et en droit canon. Il est professeur au Séminaire de Sainte-Thérèse de 1892 à 1903, en est le supérieur en 1903, est fait chanoine en 1910, et devient curé de Sainte-Thérèse en 1911.

Homme de haut savoir, il est reconnu pour sa grande piété, et le souci qu’il apporte à la prédication, très simple mais toujours convaincante. Il procède à d’importants travaux dans l’église: agrandissement de la tribune de l’orgue, aménagement des galeries des transepts, embellissement et décoration. Pour lui, il faut que la maison du Bon Dieu soit la plus belle possible.

Le congrès eucharistique de Sainte-Thérèse, tenu les 12, 13 et 14 septembre 1913, annoncé dès l’imposant congrès eucharistique de Montréal en 1910, est pour le curé Jasmin l’un des événements majeurs de son terme. Recommandé par Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, ce congrès régional connaît un succès tel que le distingué prélat peut déclarer: " Pourra-t-il jamais être surpassé ou même égalé? " Il rayonne sur toute la partie du comté de Terrebonne sise dans le diocèse de Montréal (auquel alors nous appartenons) et sur les comtés de Laval et des Deux-Montagnes.

Le curé Jasmin prend une grande part dans la fondation d’un Jardin de l’Enfance. En 1918, il agrandit le cimetière et achète une lisière de terrain de Herménégilde Lecompte (rue Blainville ouest). De santé fragile, il donne sa démission en 1920, effectue un voyage à Rome et accepte le chapelinat des Soeurs de la Providence à Carillon. Il est nommé en décembre 1922, curé de la paroisse Saint-Edouard de Montréal (rue Saint-Denis) où il décède à son presbytère, après une longue maladie, le 7 juillet 1929, à l’âge de 62 ans, après 39 ans de sacerdoce. Sa dépouille mortelle, inhumée dans le cimetière des prêtres du séminaire, est transférée en octobre 1969 dans le cimetière local.

Extraits de " Les 18 premiers curés de Sainte-Thérèse ", 1978
par Lionel Bertrand

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