Stanislas Tassé



En donnant le nom de " Tassé " à une rue qui s’ouvre sur le plan de subdivision qu’il dépose en 1956, le Séminaire de Sainte-Thérèse rend hommage à un saint homme de prêtre: Stanislas Tassé que l’on nomme souvent " le second fondateur du Séminaire de Sainte-Thérèse ". Auparavant, la rue Tassé porte le nom de rue " Ducharme " qui existe en fait depuis 1928, mais on effectue ce changement à cause de la confusion avec le boulevard Ducharme actuel qui existe déjà depuis 1942. La rue Tassé passe devant le Pavillon Saint-Gabriel, réunissant la rue Blainville est et la rue Duquet.

Né à Saint-Laurent le 14 mars 1820 du mariage de Charles Tassé et de Josephte Aubry, Stanislas Tassé entre au Séminaire de Sainte-Thérèse en septembre 1832, soit à l’âge de 12 ans. Il continue ses études au Séminaire de Québec en 1836, alors que le Séminaire de Sainte-Thérèse fondé en 1825 est encore dans sa période d’organisation. Après sa philosophie en 1840, il est envoyé à Sainte-Thérèse par Mgr Bourget. Se cherchant encore au sujet de sa vocation, il enseigne d’abord en qualité de maître laïque, ne prenant la soutane que le 14 mars 1841, en même temps que ses élèves à qui il enseigne la physique, la chimie et les mathématiques. Il inaugure donc l’enseignement des sciences que l’abbé Ducharme n’avait pu offrir auparavant comme fondateur du séminaire et curé de Sainte-Thérèse. L’abbé Tassé termine sa théologie à Québec et est ordonné prêtre le 29 janvier 1844, à l’ âge de 24 ans.

Professeur au Séminaire de Québec pendant cinq ans, l’abbé Stanislas Tassé revient à Sainte-Thérèse comme préfet des études, directeur des élèves et professeur de théologie en 1849. Il est nommé vice-supérieur en 1852, puis de 1853 à 1862, il est à la fois supérieur et procureur, organisant le cours classique sur des bases solides, élève le niveau des études, et comme procureur, il ajoute à la prospérité du collège en lui donnant une aile et une chapelle extérieure. C’est d’ailleurs sous son administration que sont introduits au séminaire la lumière au gaz et le chauffage à la vapeur.

Homme d’ordre et de règle, le supérieur Stanislas Tassé est rejoint bientôt par ses deux frères: Maxime, comme directeur des élèves, et Alphonse, comme premier maître-surveillant. Il fait observer le règlement avec vigueur et énergie. La règle des Tassé vaut à la maison de Sainte-Thérèse une belle renommée de discipline forte et sévère. Le séminaire térésien s’affilie à l’Université Laval de Québec sous son règne. Il s’occupe aussi des choses de l’agriculture, car il est un agronome distingué, tout comme l’abbé Joseph Duquet, son prédécesseur. Son administration est donc des plus heureuses.

Durant les vacances de 1862, l’abbé Tassé est nommé curé de Saint-Rémi. Et au décès du curé Dagenais en 1868, il reprend ses anciennes fonctions de supérieur à Sainte-Thérèse, sur les instances des prêtres du séminaire, mais pour deux ans seulement. Suite à un excès de fatigue, l’abbé Tassé est nommé curé de Sainte-Scholastique par Mgr Bourget, paroisse qu’il dirige de 1870 à 1889; il abandonne alors le ministère, et il meurt à Montréal le 20 janvier 1891, à l’âge de 70 ans et huit mois.

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