L'HISTOIRE DE LA SEIGNEURIE DE TERREBONNE EN 8 POINTS

V - Le seigneur Louis de La Corne Sieur de Chapt (1696-1762)

Le 15 janvier 1745, suite aux déboires financiers du seigneur, les seigneuries de Terrebonne et Des Plaines passaient aux mains de Louis de La Corne, (capitaine d’infanterie à Montréal) avec les droits et les obligations du seigneur Louis Lepage.

-Le fief Sainte-Claire – La Plaine

Le fief de Sainte-Claire, donné par Louis Lepage en 1734 à son frère Germain et à ses descendants, restait la propriété de la famille Lepage. Il en fut ainsi jusqu’à l’année 1749, alors que Louis de La Corne, le 20 mars, obtient de l’intendant Bigot, l’annulation des droits de Germain Lepage, sous prétexte qu’il n’avait pas fait de travaux sur son terrain. Les autres arrière-fiefs concédés par Lepage furent également annexés par Lacorne à ce moment.

Peu scrupuleux des moyens, il s’adressa à l’intendant Bigot, cet homme attiré par l’appât du gain, et obtient donc de celui-ci, la cancellation du fief Sainte-Claire et des arrière-fiefs par une ordonnance de 1749 qui déclarait, entre autre, la famille Lepage déchue de ses droits au domaine que lui avait légué le seigneur Louis Lepage.

La période seigneuriale du sieur La Corne a été noircie de chicanes et de démêlés judiciaires dans le but d’obtenir toutes les concessions autrefois concédées sous son prédécesseur Lepage. Grâce aux succès d’intendance de Bigot (qui est rappelé du Canada par le Roi de France et emprisonné à la Bastille), La Corne obtient donc de tous, l’adjudication de leurs territoires. La seigneurie fut donc agrandie de plusieurs lieues.

Au décès de La Corne, le 2 avril 1762, la même année que le premier seigneur de Terrebonne et Des Plaines, Louis Lepage, la seigneurie passe aux mains des héritiers. Pierre Paul Margame, sieur de La Valtrie, époux de Marie La Corne, fille du seigneur décédé, administrera la seigneurie jusqu’en 1784.

On retient peu de chose des héritiers de La Corne, puisqu’en 20 ans, rien n’est fait pour les colons de Des Plaines qui doivent s’arranger seuls. C’est peut-être un avantage, qui permet à la petite communauté de mieux s’organiser seule et de devenir de plus en plus indépendante de Terrebonne.

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