La seigneurie des Mille-Îles

Le 24 septembre 1683, Michel-Sidrac DuGué de Boisbriand, époux de Marie Moyen, obtint une concession sur la rive nord de la Rivière Jésus (rivière des Mille-Îles). N'ayant pu développer sa seigneurie, elle fut rétrocédée à la Couronne. Le 5 août 1718, par bonheur, ce sont ses deux gendres, Jean Petit et Charles-Gaspard Piot de Langloiserie, époux de Marie-Thérèse DuGué de Boisbriand, qui devinrent propriétaires. La partie est devint la seigneurie de Blainville et la partie ouest, côté de Saint-Eustache, devient la seigneurie Dumont.

Suzanne Piot de Langloiserie, fille de Charles-Gaspard épousa Jean-Baptiste Céleron de Blainville. En 1750, c'est la construction du premier manoir seigneurial et en 1760, la fin du régime français.

Plus tard, la seigneurie sera divisée en deux parties et deux des filles de Suzanne hériteront chacune d'une de ces parties, séparées par la Grande Ligne, le boulevard du Curé-Labelle d'aujourd'hui. Marie-Thérèse de Blainville, épouse de Jacques-Marie Nolan de Lamarque donnera son nom à la future paroisse. Cette partie de la seigneurie passera par la suite à Joseph-Hubert Lacroix, à son fils Janvier-Domptail Lacroix et enfin à Georges-Henri Monk. Marie-Hypolite de Blainville, épouse de Louis-Hugues Hertel de Chambly hérita de l'autre partie qui passera plus tard à William Clauss et enfin à la famille Morris en 1854, année de l'abolition du régime seigneurial. Les Morris qui achetèrent la seigneurie en avaient les avantages mais ne portèrent pas le titre de seigneurs.

Auteur : André Thériault

La paroisse et l’église Sainte-Thérèse-d’Avila

Vers 1740, la seigneurie de Blainville voit arriver ses premiers colons. Érigée en paroisse en 1789 seulement, les colons durent fréquenter en attendant les églises des paroisses de Sainte-Rose, puis de Saint-Eustache à compter de 1769. En 1788, la construction d’un presbytère-chapelle commence sur le site choisi par l’évêque de Québec, Mgr d’Esglis. Le 7 octobre 1789, la première messe est célébrée à Sainte-Thérèse.

La première église, elle, fut construite en 1806 et 1807 et inaugurée par le curé Gabriel Elzéar Taschereau. Mais c'est sous le 6e curé, M. Charles-Joseph Ducharme qu'on y fit les belles décorations intérieures. En 1885, le 6 janvier, notre vieille église, décorée, embellie et agrandie disparaissait, dévorée par les flammes.

Le curé Léon-Augustin Charlebois est un homme actif et courageux. Ses paroissiens sont toujours prêts à l'appuyer dans ses initiatives. Le 11 janvier, cinq jours après l'incendie, on décide de bâtir une chapelle temporaire. L'église actuelle s'élève selon les plans des architectes Perreault, et Ménard. Les entrepreneurs sont Benjamin Deslauriers et Camille Prévost. Le 4 décembre 1887, les syndics remettaient à la paroisse l'église achevée.

M. Charlebois la bénit le 20 décembre suivant, et le jour de Noël, à la grande joie de tous, la messe de minuit était célébrée dans cette nouvelle église. Temple majestueux aux lignes régulières, cadre magnifique pour les cérémonies religieuses les plus solennelles, elle a 192 pieds de long sur 82 de large. La flèche du clocher s'élance à 225 pieds dans les airs et en fait l'admiration des paroissiens et des visiteurs.

Auteurs : André Thériault et Christian Charron

Séminaire de Sainte-Thérèse

En 1825, Charles-Joseph Ducharme, curé de Sainte-Thérèse depuis 1816, fonde un collège pour l'instruction des garçons. Le 17 mars 1845, la Corporation du Petit Séminaire de Sainte-Thérèse est reconnue par la législature et le nombre d'élèves est d'environ 150. Au décès de M. Ducharme, en 1853, le séminaire est devenu une importante institution.

En 1875, alors qu’on célébrait le cinquantenaire et le jour de la célébration, un violent incendie détruisit une partie du village. Par miracle, le séminaire échappa à la tragédie. Mais le 5 octobre 1881, un nouvel incendie détruisait le collège de fond en comble. La corporation reçut 40 000 $ des assureurs mais cette somme couvrit de justesse la dette accumulée.

Dès le soir de l'incendie, on décida de reconstruire. On organisa des campagnes de souscription. Les anciens élèves se montrèrent généreux et très bientôt débuta la reconstruction du collège. Le 22 juin 1883, on procéda à la bénédiction du nouveau séminaire, un magnifique édifice de 250 pieds de longueur sur 65 de largeur et de grandes fêtes marquèrent cet événement. En 1911, le séminaire s'allonge d'une aile de 65 pieds. Une autre aile sera construite au début des années cinquante.

Après 142 ans au service de l'éducation, le séminaire devient, en 1967, comme plusieurs autres institutions, un collège d'enseignement général et professionnel. Aujourd'hui, le Collège Lionel-Groulx est une des plus prestigieuses maisons d'enseignement au Québec et nous avons raison d'être fiers de posséder dans notre ville une aussi importante institution.

Auteur : André Thériault

Les Distilleries James Porteous

En 1827, on pouvait lire dans La Minerve, un journal bi-hebdomadaire de Montréal, une annonce qui se lisait comme suit : « Aussi du whisky de la fabrique renommée de Ste-Thérèse. Ce whisky, indépendamment de sa force, est encore très recommandable par sa douceur, son goût épuré et ses qualités amalgamatives. »

Cela nous fait dire que dès 1827, James Porteous opérait une distillerie sur la rue de l’Église. Propriétaire aussi d’un important magasin sur la même rue, il achetait des cultivateurs le seigle et l’orge nécessaires à la fabrication de l’alcool et leur vendait en retour les diverses nécessités de la vie. À ce titre, il est considéré comme le principal animateur de la vie commerciale à l’époque et le premier industriel de la région.

Afin de faciliter son commerce vers Montréal, Porteous soumet en 1828 une demande à la Législature pour construire un pont de péage sur la rivière des Mille-Îles entre Sainte-Thérèse et Sainte-Rose, avec un droit exclusif de trois milles de chaque côté. Son pont devient réalité en 1832. En 1837, il est détruit partiellement par les patriotes qui veulent enrayer la marche des armées du général anglais Colborne vers St-Eustache. Réparé l’année suivante, il est abandonné en 1852.

En 1840, la brasserie et la distillerie Porteous passent aux mains d’un Écossais d’origine, John Morris, puis successivement à son fils David Morris, à Damase Cloutier et à M. Douglas. La vieille usine est finalement démolie et remplacée par un bureau de poste en 1914.

Auteur : Christian Charron

Les protestants

À Sainte-Thérèse, les débuts de l’église protestante remontent aux années 1830, précédée par l’immigration de familles écossaises et anglaises au Canada après la Conquête de 1759. En 1833, un comité est formé dans le but d’acheter un site favorable comme endroit de prière. L’année suivante, un emplacement est acheté de Charles Tait de Montréal.

Les premiers offices religieux ont lieu chez le Révérend Brompton, dont la demeure était située sur le lot voisin de l’église. À compter de 1842, les offices se tiennent dans l’une des résidences de John Morris, sur une petite allée correspondant aujourd’hui à la rue St-Lambert. L’église de la rue St-Charles a été construite en 1858 et 1859. Du côté du cimetière, les premières inhumations remonteraient à 1838. En 1872, une manse (résidence du pasteur) est construite à côté de l’église. Elle sera démolie et remplacée en 1896. L’école protestante a été construite en 1912.

En 1874, un vote est tenu dans le but de réunir toutes les succursales du Presbytérianisme au Canada. De nouveau en 1924, ils s’unissent aux Églises Méthodistes et Congrégationnelles afin de former l’Église Unie du Canada.

Consciente du fait français, l’Église Unie de Sainte-Thérèse a été considérée à l’origine comme un centre des activités des protestants français dans la province de Québec. L’Institut Évangélique a pris naissance à Sainte-Thérèse avant d’être transféré à Pointe-aux-Trembles. Les registres initiaux de l’Église de Sainte-Thérèse servirent aux missionnaires français protestants pour enregistrer les naissances, mariages et décès.

Auteur : Christian Charron

La poste

Dans son livre intitulé « The Postage Stamps and Postal History of Canada », Winthrop S. Boggs indique que le premier bureau de poste à Sainte-Thérèse fut ouvert le 6 janvier 1837. Le premier maître de poste aurait été Neil S. Scott, ce patriote qui fut appréhendé le 8 février 1838, incarcéré à la prison du Pied-du-Courant, accusé de haute trahison puis libéré sans procès le 10 juillet 1838.

M. A. A. Andrews serait le deuxième maître de poste, suivi de John Morris le 6 janvier 1839. Ce dernier l’exploite dans son magasin général situé sur la rue de l’Église. En 1863, son fils David lui succède. En 1874, le notaire Auguste Séguin prend la relève sur la rue Blainville, suivi de Damien Leguerrier en 1889 et 1890. En 1890, Damase Cloutier ramène le bureau de poste sur la rue de l’Église dans son magasin général, qui était situé à côté de sa brasserie (ancienne brasserie des Morris). Après avoir vendu sa brasserie à M. Douglas, il la reprend suite aux insuccès commerciaux de ce dernier. Cloutier entame alors des négociations avec le gouvernement, qui veut acheter sa propriété pour y construire un bureau de poste. Cloutier obtient en retour d’être nommé maître des postes. En 1914, l’imposant bureau de poste surmonté d’un beffroi est finalement construit. En 1968, il sera malheureusement démoli pour faire place à un immeuble plus moderne. En octobre 2011, les opérations du bureau de poste sont déménagées dans le parc industriel de Boisbriand.

Auteur : Christian Charron

Les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame

La Congrégation de Notre-Dame, première communauté religieuse féminine en Amérique du Nord, fut fondée à Ville-Marie, au 17e siècle, par sainte Marguerite Bourgeoys. À la demande de Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de la colonie, elles traversèrent l’Atlantique en 1653 pour se consacrer à l’éducation des enfants français et amérindiens. De son vivant, le système scolaire mis sur pied à Ville-Marie par Marguerite Bourgeoys et ses compagnes commence à s’étendre à toutes les régions du Québec. Peu à peu, on les retrouve en Ontario, dans les provinces maritimes et aux États-Unis. Au vingtième siècle, les sœurs ouvrent des missions au Japon, en Amérique centrale, en Afrique et en France.

La communauté a joué un rôle primordial dans l'histoire de la Nouvelle-France et chez nous à Sainte-Thérèse. Deux des filles de Charles-Gaspard Piot de Langloiserie et de Marie-Thérèse DuGué de Boisbriand devinrent membre de cette communauté : Charlotte-Angélique et Marie-Marguerite qui devint la supérieure générale de la communauté.

Grand éducateur, le curé de Sainte-Thérèse, Charles-Joseph Ducharme, avait établi une école pour les garçons et il voulut aussi s'assurer l'éducation des jeunes filles. En 1847, après plusieurs demandes, les religieuses de la Congrégation arrivaient enfin à Sainte-Thérèse et un premier couvent fut construit pour accueillir les jeunes filles. En 1916, on construit un nouveau couvent près de l'église. Cet édifice, qui existe encore aujourd'hui, devint l'hôtel de ville de Sainte-Thérèse au milieu des années soixante-dix.

Les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame ont donc participé à l'éducation de plusieurs générations de jeunes Thérésiennes et plusieurs ont joint les rangs de cette importante communauté.

Auteur : André Thériault

Le Village de Sainte-Thérèse de Blainville

En 1849, une partie de la Paroisse de Ste-Thérèse de Blainville est soustraite afin de former la Municipalité du Village de Ste-Thérèse de Blainville. Auparavant, la Paroisse avait été érigée canoniquement le 14 novembre 1825 et civilement le 5 novembre 1836. C’est ce Village qui donnera naissance en 1916, à la suite de plusieurs annexions, à la Ville de Sainte-Thérèse.

Le premier maire du Village est John Lonergan. À cette époque, les responsabilités du Village sont assez limitées. Parmi elles, il y a la protection des incendies. En 1855, le Village possède à cet effet une pompe à bras faite en bois. C’était rudimentaire mais notre localité n’était pas en retard sous ce rapport. En 1864, elle est remplacée par une pompe à bras plus moderne. En 1890, la Corporation du Village se dote d’une pompe à vapeur, puis en 1914, d’une pompe à gazoline Waterous.

Du côté de l’approvisionnement en eau potable, ce sont des intérêts privés qui l’assurent, en vertu de privilèges octroyés par la Corporation du Village. En 1873, ce privilège appartient à M. Joseph Forget, qui se sert des sources de la Côte Nord pour alimenter son aqueduc. M. Forget a aussi le droit d’enfouir ses tuyaux le long du chemin public. En 1885, il vend son privilège à Adrien Matte, qui le vend à son tour au Dr Samuel Desjardins en 1907. Ce dernier opère son entreprise sous la raison sociale « La Cie d’Aqueduc de Blainville Ltée ». De 1912 à 1913, il construit un nouveau système d’aqueduc.

Auteur : Christian Charron

Le chemin de fer

Depuis 1850 environ, le Village de Sainte-Thérèse était relié à Montréal et St-Jérôme via une diligence qui assurait le service entre ces deux localités. Mais en 1875, tout va changer lorsque pour la première fois, une locomotive traînant des wagons entre à Sainte-Thérèse. L’année suivante, le 9 octobre 1876, la ligne Sainte-Thérèse-St-Jérôme est inaugurée alors que la ligne Montréal-Ottawa via Sainte-Thérèse est complétée en 1877 par la compagnie « Québec, Montréal, Ottawa Occidental ».

Le Village de Sainte-Thérèse devient ainsi un important centre de raccordements ferroviaires. En plus des liaisons avec Montréal, Ottawa et St-Jérôme, Sainte-Thérèse est reliée avec St-Lin grâce au « Laurentian Railway » et avec St-Eustache grâce au « St. Eustache Railway ». En 1882, le Canadien Pacifique (CP) se porte acquéreur de ces lignes de chemin de fer. Notre ancienne gare, elle, qui est toujours debout, a été construite en 1927 par le CP.

Jusque dans les années 1940, le train sera populaire auprès des skieurs qui veulent se rendre dans les Laurentides. En 1980, Via Rail supprime la liaison quotidienne de trains de voyageurs entre Sainte-Thérèse et Montréal. L’année suivante, elle annonce l’abandon de la ligne Montréal-Lachute-Ottawa, de même que la liaison de fin de semaine entre Montréal et Mont-Laurier, surnommée « Le p’tit train du Nord ». Le 12 mai 1997, une ligne temporaire Montréal-Blainville est remise en service afin de pallier aux inconvénients des travaux de réfection du pont Marius-Dufresne entre Rosemère et Laval. En raison de son succès, ce service a été maintenu et bonifié depuis.

Auteur : Christian Charron

L'électricité

Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1878, le monde découvre l’éclairage électrique. Après avoir assisté à l’exposition, le montréalais J.-A.-I. Craig implante cette technologie dans la métropole.

Quelques années plus tard, Jean Roux, un Français d’origine qui habite à Sainte-Thérèse, visite la manufacture de Craig. Réalisant le potentiel de cette nouvelle technologie, il installe en 1888 dans son moulin-scierie de la rue Roux un nouvel engin-vapeur et une dynamo pouvant produire 15 kilowatts d’électricité. Il obtient bientôt deux contrats d’éclairage : un du Séminaire et un autre du Village de Sainte-Thérèse pour éclairer les rues. On dit par ailleurs que c’est en voyant l’éclairage électrique de la gare de Sainte-Thérèse que Thomas Foisy eut l’idée d’implanter chez nous notre première manufacture de pianos.

Au fil des années, Jean Roux augmente la puissance de son engin : de 25 chevaux vapeur en 1888, il passe à 75 chevaux vapeur en 1890 puis à 150 en 1904. En 1901, il loue le deuxième étage de son nouveau bâtiment au fabricant de pianos Sénécal et Quidoz. En 1906, le Village de Sainte-Thérèse lui accorde l’exclusivité de l’approvisionnement en électricité pour 25 ans. Quelques mois plus tard, Jean Roux vend son réseau à la compagnie Laval Électric. En 1907, un incendie détruit tous ses biens. Il reconstruit une nouvelle usine de trois étages, mais ayant dû faire face à plusieurs imprévus, il est forcé de vendre ses parts à ses créanciers, Sénécal et Quidoz. À la suite de cette mésaventure, il quitte Sainte-Thérèse pour toujours.

Auteur : Christian Charron

Les usines de pianos

De 1890 à 1925, la fabrication de pianos devient une industrie importante au Canada. À Sainte-Thérèse, elle est introduite par un dénommé Thomas F.G. Foisy en 1889. Son succès est relatif, avec une production de deux pianos par semaine, et son passage est bref, puisqu’il se retire de Sainte-Thérèse en 1891. Mais il a tout de même joué un rôle marquant, en faisant venir quatre Allemands pour former ses employés, ce qui a permis un important transfert de savoir. Plusieurs usines de pianos seront créées par la suite à Sainte-Thérèse, dont trois se démarqueront : Pianos Lesage, Willis Pianos Company Ltd et Sénécal et Quidoz.

Les Lesage débutent leurs activités lorsque Damase Lesage prend la relève de Thomas Foisy sur la rue Turgeon en 1891. Il s’associe avec Procule Piché jusqu’en 1904, puis avec son fils Adélard. De 1907 à 1911, le père et le fils opèrent une usine avec la maison Willis sur la rue Dubois. En 1911, ils vendent leurs intérêts aux Willis et construisent une nouvelle usine de deux étages sur la rue Lesage. Les usines Lesage et Willis resteront en opération respectivement jusqu’en 1987 et 1978.

De son côté, la firme Sénécal et Quidoz sur la rue Roux a été fondée en 1901 par Georges Quidoz et Joseph Sénécal, un ancien employé de Thomas Foisy. En 1938, l’entreprise passe aux mains des fils de Georges Quidoz, Julien et Gérard, qui l’opèrent désormais sous le nom de Quidoz Pianos Ltée. Elle restera en opération jusqu’en 1962.

Auteur : Christian Charron

Les Frères de Saint-Gabriel

Louis-Marie Grignon de Montfort naquit en Bretagne en 1673 et fonda trois communautés : les Filles de la Sagesse en 1703, les Frères de Saint-Gabriel en 1705 et les Pères Montfortins en 1715. Les frères se consacrent particulièrement à l'éducation et l'instruction de la jeunesse. En 1888, ils s'installent au Canada et c'est en 1891 que le curé de la paroisse Sainte-Thérèse, Léon-Augustin Charlebois, les fit venir chez nous pour prendre charge de l'enseignement des garçons.

Ils se consacrèrent à cette tâche avec beaucoup de dévouement dans des conditions souvent difficiles. C'est dans la petite école, sise sur la rue Saint-Lambert, qu'ils se mirent à la tâche. Le nombre d'élèves grandissant chaque année, la commission scolaire fit construire une nouvelle école, l'Académie supérieure de Sainte-Thérèse, qui ouvrit ses portes en 1925 sur la rue Blainville est (aujourd'hui Pavillon Notre-Dame).

Des milliers de jeunes Thérésiens étudièrent sous la responsabilité de ces dévoués enseignants. En plus d'enseigner, les frères s'occupèrent de nombreuses activités parascolaires telles que la chorale, les enfants de chœur, le corps de clairons et tambours, les cadets de l'armée, la JEC, etc.

Les Frères de Saint-Gabriel ont œuvré chez nous jusqu'au milieu des années soixante-dix. Ils ont eu une influence importante dans l'éducation et l'instruction des jeunes et quelques dizaines de Thérésiens joignirent les rangs de cette communauté. À l'occasion du centenaire de la ville de Sainte-Thérèse, nous voulons leur rendre un hommage grandement mérité.

Auteur : André Thériault

L’Hospice Drapeau

Depuis plus d'un siècle, un petit clocher pointe timidement vers le ciel dans le cœur du village de Sainte-Thérèse entre celui du séminaire et celui de la majestueuse église. Il s'agit aujourd'hui du CHSLD Drapeau-Deschambault, mieux connu à l'époque sous le nom d'Hospice Drapeau.

Fabien Drapeau fut un orphelin qui devint un prospère entrepreneur en plomberie à Montréal. Il s'attacha à Sainte-Thérèse lors de la reconstruction du Séminaire et de la restauration de l'église. Vers la fin de sa vie, il s'installa à Sainte-Thérèse avec sa fidèle compagne de vie.

Aimant les pauvres, Fabien Drapeau fit jeter les bases d'un bel édifice en briques le 11 septembre 1889. Il donna la somme de 17 000 $ au curé Augustin-Charlebois afin qu'il puisse faire construire un lieu de repos pour les personnes âgées et le soin des orphelins. Malade, il n'eut pas la chance de voir son œuvre se réaliser. Au printemps de 1892, le curé Charlebois s'assure les services des sœurs de la Providence pour prendre charge de l'institution. La première supérieure, sœur Émérentienne, assistée de ses consœurs Marie-Arthur, Marie-Céleste et de sœur Meunier vinrent inaugurer la mission de Sainte-Thérèse érigée civilement depuis 1890. Elles prenaient donc la direction de l'hospice qui prit le nom d'Hospice Saint-Joseph. Le 26 octobre, à la demande des citoyens, on donna le nom de Drapeau à l'hospice.

Dans les années soixante-dix, l’institution fut agrandie et on l’appela Drapeau-Deschambault pour honorer la mémoire d’un autre grand Thérésien, le Dr Hormidas Deschambault.

Auteur : André Thériault

L’industrie

Sainte-Thérèse a connu un grand succès sur le plan industriel. Déjà dans les années 1830, Joseph Casavant, soutenu par le curé Ducharme, y construisait ses premiers orgues. Mais c’est l’arrivée du chemin de fer en 1876 et 1877 qui lancent définitivement le Village de Sainte-Thérèse sur la voie du développement économique. Hormis l’industrie du piano, qui commence à se développer à partir de 1889, voici les principales entreprises qui ont prospéré dans notre localité jusqu’en 1935 :

1902 Dominion Furniture Manufacturers : fabricant de meubles, situé près de la gare, à l’ouest de la rue Turgeon

1912 Charron & Frères : fabricant de portes et châssis situé sur la rue Lesage

1918 Cie Ernest Thibault : fabricant de portes et châssis (env. 50 employés)

1922 Maison Anastase Gauthier : manufacture de pantalons pour hommes située sur la rue St-Jean

1924 Cie J.-A. Laurin : biscuiterie située sur la rue Dion (100 à 150 employés)

1928 Catton Products Ltd : fabricant de meubles de luxe situé sur la rue St-Alphonse

1930 Firme Emeril Magnan : fabricant de portes et châssis situé sur la rue Morris

1932 Zonite Products Corp. : manufacturier de produits d’usage courant

1932 S. & F. Clothing Co. : manufacturier d’habits et de paletots pour hommes situé sur la rue Hogue (250 employés)

1934 Pearl Button Mfg Co. of Canada Ltd : fabricant de boutons établi sur la rue Turgeon (75 employés)

Auteur : Christian Charron

Les institutions financières

C’est en 1905 que la Banque Molson s’installe à Sainte-Thérèse dans la Maison Lachaîne. En 1925, elle change de nom après sa fusion avec la Banque de Montréal. Celle-ci continuera d’occuper la Maison Lachaîne jusqu’en 1966, avant de déménager dans l’édifice J.-L.-Blanchard situé tout près.

Auparavant, une autre banque avait eu pignon sur rue à Sainte-Thérèse : la Banque Ville-Marie. Elle était située dans une maison qui appartint plus tard au notaire J.-L. Blanchard sur la rue Blainville ouest, et ce, de 1888 jusqu’à sa faillite en 1899. Vingt-six ans auparavant, en 1862, une assemblée de citoyens avait tenté de mettre sur pied une banque du Crédit foncier, mais sans succès.

La Banque nationale, elle, s’est implantée chez nous en 1915, dans l’immeuble de la bijouterie J.-Émile Maillé. De 1917 à 1919, elle occupe des locaux dans l’Hôtel Blainville puis s’établit à l’angle des rues Blainville et de l’Église de 1920 à 1976. Après sa fusion avec la Banque d’Hochelaga en 1924, elle devient la Banque Canadienne Nationale.

De son côté, le Mouvement Desjardins a pris pied à Sainte-Thérèse lorsque la Caisse populaire Sainte-Thérèse est fondée en 1922 par le curé Clodomir Coursol. Établie tout d’abord sur la rue St-Lambert, elle déménage ensuite successivement : au 54 rue Blainville ouest ; dans la maison occupée aujourd’hui par le musée Joseph-Filion en 1945 ; au 41 rue Turgeon en 1949 ; au 37 rue Turgeon en 1965 ; et finalement sur le boulevard Labelle en 2011. Après plusieurs fusions, la Caisse Thérèse-De Blainville compte aujourd’hui un actif de 1,1 milliards $.

Auteur : Christian Charron

La Ville de Sainte-Thérèse

Avant 1916, le Village de Sainte-Thérèse, tout comme la Paroisse de Ste-Thérèse de Blainville, avaient chacun leurs conseils distincts, mais ceux-ci étaient soumis à l’organisation du Conseil de Comté. Cela change le 22 décembre 1916, au moment où le Village de Sainte-Thérèse de Blainville devient la Ville de Sainte-Thérèse, municipalité complètement indépendante de l’organisation municipale du comté de Terrebonne.

Ce changement fait suite à six années de progrès : nouveau bureau de poste en 1914, nouvel aqueduc, macadams dans toutes les rues, remplacement de veilles constructions par de meilleures et ouverture de nouvelles rues. Durant la seule année 1915, six nouvelles rues sont ouvertes : Forget, Lesage, Chapleau, Lecompte, Morris et Roux.

De 1928 à 1935, la propreté s’améliore avec l’établissement d’un service de ramassage des ordures.

Le 1er janvier 1956, une nouvelle usine de filtration est mise en opération. Approvisionnée par la rivière des Mille-Îles, elle solutionnait un problème d’approvisionnement en eau qui perdurait depuis longtemps. Le 29 octobre 1966, la capacité est portée de trois à dix millions de gallons par jour.

En 1966, le Service de la récréation est créé. Trois ans plus tôt, la Ville s’était fait offrir un parc par le Club Richelieu, à la condition qu’elle y construise une piscine (réalisée en 1965) et qu’elle conserve le nom de parc Richelieu.

Le 18 août 1975, le nouveau poste de police du boulevard Ducharme entre en opération. Jusque-là, le corps policier avait toujours occupé l’immeuble de la rue Blainville ouest (connu aujourd’hui sous le nom de Centre J.-Olindo-Gratton).

Le 2 juin 1976, la Congrégation de Notre-Dame cède son couvent de la rue de l’Église (pavillon Marguerite Bourgeois) à la ville de Sainte-Thérèse pour la somme symbolique d’un dollar. En 1982, il devient officiellement le nouvel hôtel de ville.

En 1977, la ville de Sainte-Thérèse inaugure sa première bibliothèque municipale au sous-sol du poste de police sur le boulevard Ducharme. En juin 1993, la bibliothèque municipale située au 150 boulevard du Séminaire ouvre ses portes. En août 2009, des travaux débutent afin d’en doubler la superficie. La nouvelle bibliothèque est inaugurée le 11 novembre 2010.

Le 16 juin 2009, le Service de sécurité incendie de la ville de Sainte-Thérèse déménage dans sa nouvelle caserne située au 200 boulevard Ducharme. Auparavant, les pompiers avaient toujours occupé le même édifice que les policiers (sur la rue Blainville ouest, puis au 150 boulevard Ducharme).

Auteur : Christian Charron

Le journal La Voix des Mille-Îles

Le journal La Voix des Mille-Îles a été fondé le 3 décembre 1937 à Sainte-Thérèse. Son fondateur Lionel Bertrand, d’allégeance libérale, le voulait impartial, soit « un organe de famille consacré aux intérêts de la Ville de Sainte-Thérèse et des paroisses qui l’entourent ». Ce fut le premier hebdomadaire à desservir « la région qui baigne la rivière des Mille-Îles soit : Sainte-Thérèse, Terrebonne, Sainte-Anne-des-Plaines, Saint-Janvier et le comté de Deux-Montagnes ». Lionel Bertrand avait collaboré auparavant à l’Avenir du Nord, de Saint-Jérôme et à l’Etoile du Nord, de Joliette. Si Lionel Bertrand fut l’instigateur et l’éditorialiste de La Voix des Mille-Îles de par sa notoriété en tant que député fédéral et provincial, ministre et Secrétaire de la Province, son frère Georges en fut la véritable cheville ouvrière pendant 40 ans.

Le journal a démarré sur la rue Saint-Lambert (boulangerie Pigeon, beau-frère de Lionel Bertrand), pour s’installer ensuite sur la rue Morris, et déménager vers 1960 sur la rue Blainville est pour 20 ans d’affilée. Le 1er septembre 1978, les propriétaires, faisant face à de sérieux problèmes de santé (Georges décédera deux mois plus tard et Lionel en janvier suivant) vendaient leur journal à leur employé depuis 18 ans, Gilles Charron, qui l’administrera avec son épouse Pauline, directrice de la rédaction, jusqu’en 1989. Déménagé sur la rue Roux en 1980, le journal connaitra des transformations majeures : il passera de grand format au format « tabloïd », et d’abonnements payants à copies gratuites. La salle de rédaction comptera jusqu’à cinq journalistes, et autant de personnel du côté administratif et publicitaire.

Face à la concentration des journaux et à la concurrence, Gilles Charron se résigna en 1984 à vendre cette « institution locale » aux Publications Dumont, de Ville Lasalle. Il en demeura le directeur jusqu’en 1989, remplacé par la suite par Jean Bertrand. Le journal passe ensuite aux mains de Cogeco, pour revenir à Sainte-Thérèse, acquis par le journal Nord Info, encore propriétaire actuel.

Auteur : Pauline Ouimet-Charron

Le boulevard Curé-Labelle

Plusieurs jeunes gens seront étonnés d’apprendre qu’avant 1938, les voyageurs qui venaient de Sainte-Rose et Montréal devaient absolument passer par le village de Sainte-Thérèse pour se rendre à St-Jérôme. En effet, à cette époque, comme nous le montre la carte ci-jointe, la route 11 en direction Sud bifurquait à la hauteur de la Côte St-Louis, tournait à nouveau sur la rue St-Louis, s’engouffrait ensuite dans le village de Sainte-Thérèse pour aboutir finalement sur la Montée Sanche.

En 1938, tout change lorsque le boulevard Curé-Labelle est ouvert entre la Côte St-Louis et le pont Bélair, et ce, au grand dam des autorités municipales de Sainte-Thérèse et des commerçants du Village qui s’y sont opposés du mieux qu’ils ont pu. Dès l’ouverture du boulevard, les garagistes, hôteliers, restaurants et marchands du Village subissent des baisses de revenus importantes, ce qui aura un impact majeur sur le Village par la suite.

Mais ce que l’histoire nous apprend aussi, c’est que cette portion de route construite en 1937 et 1938 existait déjà… en 1827. C’est Louis René Chaussegros de Lévy, le Grand voyer du district de Montréal, qui la trace en 1824 à la demande du seigneur Janvier-Domptail Lacroix. Mais en 1856, à l’initiative du maire Pierre Desjardins, le Conseil de paroisse adopte une résolution pour la fermer, et ce, afin de favoriser le développement économique du Village de Sainte-Thérèse. Comme quoi, peu importe ce que l’on fait, l’évidence est souvent incontournable…

Auteur : Christian Charron

Les Cent maisons

En 1940, l’usine de la Defence Industries Limited, connue sous le nom de Plan Bouchard, commence à s’installer au nord de la paroisse Sainte-Thérèse de Blainville. Le 20 juin 1941, la production d’obus et d’explosifs débute. Jusqu’à 6 000 ouvriers y travailleront.

Afin d’aider à loger une partie de ces travailleurs, une société de la Couronne, la Wartime Housing Limited, veut construire 100 maisons à Sainte-Thérèse. En août 1942, elle visite la région et porte son choix sur une partie de la terre de la succession Arthur Bertrand, qui est située à l’intersection du boulevard Labelle et du Chemin du Bas Sainte-Thérèse (aujourd’hui la rue Blainville est). Ce terrain l’intéresse parce qu’il est contigu à deux rues, situé près de la fosse d’épuration et traversé par une conduite d’eau. Le terrain est exproprié par la Wartime Housing malgré l’opposition de la succession. La construction commence en octobre 1942. Ces maisons sans fondation sont assemblées en utilisant des sections préfabriquées. Il est prévu qu’elles soient louées et que la Ville puisse les racheter à la fin de la guerre. Les maisons commencent à être habitées en mai 1943. Ailleurs au pays, 45 930 de ces maisons seront construites.

Après la guerre, l’actif de la Wartime Housing est transféré à la Société centrale d’hypothèques et de logements. En mai 1949, les 100 maisons sont mises en vente. La priorité est accordée aux locataires actuels, puis aux vétérans pour les maisons qui sont inhabitées. Ces maisons ont été progressivement dotées de fondations depuis.

Auteur : Christian Charron

Les Portugais

En 1953, le Portugal et le Canada signent un protocole d’entente afin de favoriser l’immigration portugaise vers le Canada. Le Portugal veut soulager le taux de chômage élevé dans les archipels des Açores et de Madère alors que le Canada a besoin de main d’œuvre pour ses chemins de fer, l’agriculture et l’exploitation forestière. Terminée en 1957, cette entente permet à plus de 8 000 Portugais d’émigrer au Canada. Parmi les premiers à s’installer dans la région de Sainte-Thérèse à compter de 1954, il y a Angelo de Almeida, Vitorino de Sousa, João Cabral, André Alexandre, Antonio Ferreira, Armando Arruda, Gonçalves Reis, Jacinto Medeiros, José dos Santos, José Vieira, José Misturada et Antonio Melo. La plupart sont originaires de Lagoa. Depuis, la présence portugaise a enrichi la culture des Térésiens de différentes façons.

Des épiceries, poissonneries et boulangeries portugaises se sont implantées à partir de 1959. Ce sont aussi les Portugais qui ont initié les Térésiens au soccer. En 1966, ils s’y adonnent sur un terrain privé, aujourd’hui situé à l’entrée du développement Fontainebleau à Blainville. À leur demande, la ville de Sainte-Thérèse nivelle plus tard un terrain au parc Ducharme. En 1967, une équipe membre de la Ligue métropolitaine de soccer est formée : les Braves. Elle jouera jusqu’en 1993.

En 1974, l’Association portugaise de Sainte-Thérèse est fondée. La direction est assumée par Imitério Soares, René Épinat, Manuel Matos, José Cebola et Manuel Paulo, et aux finances : José Gonçalves, Fernando Lucio et Gil Cabral. Installée au 103B rue Turgeon, l’Association achète l’immeuble en 1979. Depuis 1978, elle organise chaque dernière fin de semaine de juin la fête du Divin-Esprit-de-Saint-Pedro, une tradition importée des Açores. Le samedi, un spectacle est présenté en soirée suivi d’un repas où figure la fameuse soupe traditionnelle portugaise et où toute la population, d’origine portugaise ou non, est invitée. Le dimanche, une procession défile jusqu’à l’église Cœur-Immaculé-de-Marie. Beaucoup de Québécois revivent dans ces fêtes les processions de la Fête-Dieu d’autrefois.

En 1980 et 1981, l’association portugaise et la ville de Sainte-Thérèse ont organisé le Festival des ethnies. En 1983, un projet de radio communautaire voit le jour avec la mise en onde de CFOU-FM. L’émission La voix portugaise restera en onde jusqu’en 1987. Le 27 juin 1994, sous l’initiative du conseiller municipal Luis Da Costa, un pacte d’amitié est signé entre les villes de Sainte-Thérèse et de Lagoa aux Açores.

Auteur : Christian Charron

Sainte-Thérèse-en-Haut

Sainte-Thérèse ne serait pas vraiment ce qu’elle est sans le quartier Sainte-Thérèse-en-Haut. Aujourd’hui, il nous apparaît bien modeste mais à l’époque, il représentait une petite révolution.

Lancé officiellement le 16 octobre 1960, peu de temps après la construction de l’autoroute 15, ce projet visait à construire 2000 unités d’habitation. Son design unique est attribuable à Harvey Maron, président de Benmar Development Co., et à Harold Spence-Sales, un urbaniste réputé de l’université McGill. Le projet est décrit à l’époque comme la « première banlieue totale » construite au Québec selon les principes de la Société royale d’architecture du Canada.

Parmi les nouveautés, il y a des terrains plus grands, l’interdiction pour les constructeurs de couper les arbres et une configuration formée d’un réseau de rues en cul-de-sac, le tout afin de créer un climat de liberté, d’intimité et de voisinage agréable. Le projet se voulait aussi une révolution sur le plan sociologique en intégrant des clientèles de tous les niveaux économiques.

En 1964, 1965 et 1966, trois maisons expérimentales situées à Sainte-Thérèse-en-Haut sont choisies par le magazine Châtelaine comme maisons de l’année. L’école Terre-Soleil était aussi à l’avant-garde avec sa configuration à aires ouvertes. Parachevée en 1974, son nom a été trouvé par des élèves. Leur choix a sans nul doute été influencé par le fait qu’au moment où le concours était lancé, des astronautes, installés à l’intérieur de la première station spatiale Skylab pour observer le passage de la comète Kohoutek, ont assisté à une éruption solaire spectaculaire.

Auteur : Christian Charron